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 <title>HypnoSexo, le site de l'Hypnose et de la Sexologie</title>
 <subtitle><![CDATA[Hypnose et Sexologie, la Revue des praticiens. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-09T13:32:05+02:00</updated>
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   <title>Magali ou comment ne pas faire d'hypnose. Dr Thierry Servillat</title>
   <updated>2018-11-14T16:56:00+01:00</updated>
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   <category term="Hypnose et Sexologie" />
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   <published>2014-04-03T15:07:00+02:00</published>
   <author><name>Dr Thierry Servillat</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Magali a 26 ans, est secrétaire médicale dans un hôpital de la région nantaise, et vient me voir, adressée par une collègue nutritionniste.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnosexo.com/photo/art/default/6491799-9790684.jpg?v=1396530971" alt="Magali ou comment ne pas faire d'hypnose. Dr Thierry Servillat" title="Magali ou comment ne pas faire d'hypnose. Dr Thierry Servillat" />
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      <strong>HISTOIRE CLINIQUE</strong> <br />   <br />  Son anorexie a commencé une première fois à l’âge de 17 ans, alors qu’elle était au lycée. Les choses s’étaient améliorées, mais les privations alimentaires et la maigreur consécutive ont repris il y a environ un an, bien plus fortement que lors du premier épisode. Les parents de Magali sont séparés. Elle vit, malgré son âge adulte, chez son père, sans qu’elle précise les raisons d’une situation si inhabituelle. Le père est retraité des travaux publics. Elle ne dit rien de particulier sur lui. Concernant son passé, Magali revient sur sa première période anorexique, fortement marquée par d’intenses angoisses – elle évoque des « crises de panique ». Ces angoisses (et l’anorexie) avaient été traitées par médicaments (antidépresseurs, paroxétine notamment). Elle dit encore garder des souvenirs angoissants de cette période. <br />   <br />  Elle a par ailleurs un problème d’ovaires polykystiques, pour lequel elle est contrôlée régulièrement par son gynécologue, ainsi qu’une « infection gastrique virale » – nous n’en saurons pas davantage – pour laquelle elle doit aussi subir prochainement un examen afin de vérifier qu’elle a disparu. Magali va deux jours par semaine dans un centre ambulatoire (qui dépend de l’hôpital) spécialisé dans le traitement des addictions, participant à des activités groupales à visées thérapeutiques qui sont animées par des psychologues et des infirmières formées. Ces soins hospitaliers ont porté du fruit : Magali dit qu’elle« remange», ce que je crois volontiers en voyant une silhouette maigre, certes, mais plus élancée que médicalement inquiétante. <br />   <br />  *** <br />   <br />  <strong>LA DEMANDE DE MAGALI</strong> <br />   <br />  La demande de Magali est quadruple : <br />   <br />  • Avoir davantage confiance en elle ; <br />  • Être plus « apaisée » ; <br />  • « Faire confiance à la vie » ; <br />  • « Être moins paralysée par les événements ». <br />   <br />  Magali ne précise pas, lors de cette consultation initiale ni lors des suivantes, à quels « événements » elle fait allusion, et nous restons dans un premier temps dans un flou qui va peu à peu se dissiper : Magali souffre de vaginisme. <br />   <br />  *** <br />  <strong>BASES THÉORICO-PRATIQUES</strong> <br />   <br />  Face aux problématiques anorexiques, nous nous servons fréquemment de ce que Jacques-Antoine Malarewicz nous a appris, dans une perspective hypnothérapique et de thérapie familiale, cette dernière elle-même inspirée de la thérapie expérientielle de Carl Whitaker. Selon l’âge, le contexte familial et les souhaits du patient, nous pratiquons une approche individuelle ou familiale. Dans le cas de Magali, comme elle est adulte, nous lui proposons par simplicité <br />  de travailler individuellement afin de favoriser sa croissance, alors qu’avec les patients adolescentes nous travaillons avec les familles afin de faire profiter les <br />  parents et la fratrie des progrès thérapeutiques. Nous préférons ne pas travailler par hypothèse, ce qui, lorsque c’est possible, permet une plus grande brièveté d’intervention. Nous pratiquons plutôt l’adage « agir pour comprendre », et surtout pour soigner ! Habituellement nous présentons ainsi notre rôle de thérapeute : « Mon travail est de proposer des façons de faire à mes patients. <br />   <br />  Mes patients ont plusieurs rôles… Leur rôle le plus important est de me faire savoir quand ce que je propose ne leur convient pas. » C’est un moment clé lors duquel le patient s’engage et se responsabilise. Il introduit aussi la tension souvent nécessaire à la mise en route de la thérapie en prescrivant un degré de résistance suffisant. Dans le cas de Magali, nous lui proposons la technique de l’auto-parentage, technique hypnotique classique qui va avoir une action thérapeutique si Magali parvient à la mettre en oeuvre, ou qui nous renseignera si elle a des besoins d’aide plus massifs au cas où elle se montrerait trop démunie lors de cette première tâche. <br />   <br />  *** <br />   <br />  <strong>CHOIX DES PISTES CLINIQUES, APPLICATIONS HYPNOTIQUES</strong> <br />   <br />  Lors de la séance d’autoparentage, Magali parvient assez vite à comprendre et apprendre le principe de la technique. Elle va pratiquer chez elle ensuite, sans <br />  que jamais nous ne mentionnions le mot « hypnose », Magali nous ayant laissé entendre que ce mot l’inquiétait beaucoup. La séance suivante, elle semble plus détendue et formule le souhait de travailler sur l’obtention de plus de sérénité « dans sa tête », et aussi afin de se prémunir davantage contre les «schémas anorexiques ». Par cette dernière expression, elle désigne la jouissance qu’elle obtient en hypercontrôlant son corps par la privation alimentaire. Elle veut aussi – et nous vivons positivement cette avalanche de demandes qui paraît résulter du travail fait précédemment – travailler sur son image d’elle-même (« ne plus se voir comme bizarre ») et mieux se comprendre. <br />   <br />  Pendant deux séances, nous travaillons d’abord la honte que Magali dit ressentir de manière majeure et surtout globale (honte d’elle, de son corps, etc.), en pratiquant une hypnose conversationnelle non ratifiée, sur le thème : « La honte est un sentiment qui pousse à se cacher de la société lorsque nous avons commis une faute moralement grave comme attaquer une vieille dame ou abuser un enfant. Autant elle s’apprend, autant, lorsqu’elle n’est pas justifiée, elle peut se désapprendre en osant en parler. » Magali nous parle lors de la séance suivante de son sentiment de bizarreté et de sa « peur d’être folle ». Nous lui expliquons que toutes les personnes ne fonctionnent pas pareil au niveau de leur sensibilité et de leur fonctionnement intellectuel, que nous considérons qu’elle est particulièrement sensible et intelligente, qu’elle a pu à certains moments de sa vie se percevoir différente d’autres personnes et que, n’ayant pu savoir en quoi elle se sentait différente, elle a construit l’idée qu’elle était « bizarre » et « peut-être folle ». Le « peut-être » est un moyen pour nous d’introduire du doute très doucement car Magali paraît fragile sur le plan identitaire et nous savons par expérience combien il peut être vain de dire à ces patientes, ainsi que nous avons pu en faire l’expérience : « Je vous garantis que vous n’avez aucune maladie mentale. » Acceptant assez bien ces recadrages, nous n’allons pas plus loin lors de cette séance. <br />   <br />  Compte tenu de la bonne progression du travail clinique, Magali se présentant à la séance suivante plus enjouée et plus à l’aise, notamment corporellement, nous décidons, afin d’activer encore davantage et plus rapidement les ressources de cette patiente, de lui proposer, enfin, de l’« hypnose ».
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      <img src="https://www.hypnosexo.com/photo/art/default/6491799-9808839.jpg?v=1396882864" alt="Magali ou comment ne pas faire d'hypnose. Dr Thierry Servillat" title="Magali ou comment ne pas faire d'hypnose. Dr Thierry Servillat" />
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   <title>Irène ou trouver la clef. Brigitte Monnier Bozon</title>
   <updated>2018-11-14T16:56:00+01:00</updated>
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   <category term="Hypnose et Sexologie" />
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   <published>2014-04-03T12:48:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Monnier Bozon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
HISTOIRE CLINIQUE Irène est une jeune femme de 27 ans envoyée par son gynécologue avec un diagnostic, faisant suite à une impossibilité d’examen gynécologique, de vaginisme. Il y a deux ans, elle a eu un suivi psychothérapeutique avec un psychiatre pour ce problème et ne souhaite pas poursuivre dans cette voie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnosexo.com/photo/art/default/6491364-9790051.jpg?v=1396522730" alt="Irène ou trouver la clef. Brigitte Monnier Bozon" title="Irène ou trouver la clef. Brigitte Monnier Bozon" />
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      Elle s’est mariée il y a trois ans, avec Denis (35 ans) dont elle partage la vie depuis cinq ans. Le rendez-vous médical est en rapport avec leur désir d’enfant. Irène occupe un poste cadre dans une multinationale et possède, outre une formation HEC, un trilinguisme français-anglais-espagnol. Son mari est technicien de pointe dans une entreprise horlogère réputée. Elle me décrit son couple comme stable, paisible et cite une bonne communication au sein de celui-ci. Les rapports intimes, même sans pénétration, sont agréables et fréquents avec du désir, du plaisir et des orgasmes. Cette jeune femme est ivoirienne, de confession catholique, et ses parents se sont installés en Suisse juste avant sa naissance. Son père est en mission diplomatique, sa mère est restée au foyer. Elle décrit sa mère comme soumise et distante et son père relativement imbu de lui-même et peu affectueux avec elle. Elle a une sœur, Julie, de deux ans sa cadette. <br />   <br />  Sa vie sexuelle débute à 18 ans avec un homme qu’elle dit brutal et sans coeur. La vie sexuelle avec ce dernier était quasi inexistante. Cette relation durera deux ans et elle restera seule deux autres années, jusqu’à la rencontre avec Denis. Toutes ces informations me seront rapportées lors de notre premier rendez-vous. A l’occasion de notre deuxième rendez-vous, nous évoquons la découverte de la sexualité. Les premiers émois sexuels sont apparus, selon elle, dans l’adolescence précoce (elle n’a pas en mémoire l’âge). L’autoérotisme était présent, toutefois jamais de tentative de pénétration et toujours avec beaucoup de culpabilité. L’imaginaire érotique semble construit sur un mode tendresse. Ce n’est qu’à la troisième séance qu’Irène me parlera d’un événement qui l’a traumatisée. <br />  Elle est derrière une porte fermée, elle a 12 ans. Sa petite sœur de 10 ans est de l’autre côté avec son père. Irène entend des rires des deux acteurs de la scène, puis des « non ! » répétés de sa sœur et quelques sanglots étouffés. Irène reste paralysée derrière la porte et se dit incapable d’aider sa sœur. <br />  Jamais cela n’a été évoqué dans la famille, le dialogue a toujours été inexistant. Irène dit qu’elle ne sait plus la part de la vérité ou de l’imaginaire dans le récit <br />  qu’elle fait de cet événement. Par contre, Irène n’a jamais vécu d’approche incestueuse de la part de son père. Elle est persuadée que c’est dû à son physique que sa mère qualifiait de « nettement moins avantageux que sa soeur ». <br />  <strong>Cette troisième séance complète donc l’anamnèse de façon primordiale.</strong> <br />   <br />  *** <br />   <br />  <strong>DEMANDE DE LA PATIENTE ET SYMPTÔME SEXUEL ET AFFECTIF</strong> <br />   <br />  La demande de la patiente est de pouvoir avoir des rapports avec pénétration afin de débuter une grossesse. Le symptôme sexuel est une dysfonction coïtale, plus précisément un vaginisme primaire permanent, non sélectif, sans troubles associés du désir et du plaisir. Il existe chez Irène une peur de son intimité, de son identité sexuelle, peut-être liée à son histoire familiale. Comme souvent cette pathologie concerne une personne à tendance phobique, anxieuse et évitante en ce qui concerne cette région de son corps. Elle est cependant d’accord de se confronter à sa problématique. <br />   <br />  *** <br />   <br />  <strong>BASES ET REPÉRAGE</strong> <br />   <br />  <strong>Observation physico-comportementale</strong> <br />  Dans la salle d’attente, Irène est assise sagement, blottie dans sa beauté d’ébène dont elle n’a pas encore conscience. On dirait une longue enfant (elle est très grande et mince) pas encore incarnée dans la peau de femme. Elle porte un tailleur sobre qui contraste avec son allure infantile mais sûrement dû à sa fonction professionnelle et ses cheveux sont relevés de façon un peu austère. Elle ne démontre que peu de signes extérieurs de féminité, comme si ni l’extérieur ni l’intérieur d’elle-même n’avait conscience de son identité sexuelle et de son statut d’adulte… en cela un parfait accord intérieur-extérieur. Elle se lève et me serre la main avec un sourire délicat. Elle se déplace avec le bas du corps assez rigide qui contraste avec un mouvement délié des membres supérieurs. Elle s’assied étonnamment détendue. <br />   <br />  <strong>Au niveau verbal</strong> <br />  Les mots sont déliés comme le haut du corps mais la première séance reste orientée dans du factuel, on sent qu’Irène a l’habitude de s’exprimer tant que <br />  l’on n’est pas dans le registre émotionnel. Il faudra plusieurs séances avant de pouvoir dire l’essentiel et on sent une grande réserve, une pudeur délicate. Le ton et le rythme de la voix vont changer dès que le climat de confiance sera acquis et que l’on abordera le « monstre dans le placard ». Dès ce moment, les phrases seront souvent entrecoupées de silence, de soupirs et de sanglots. <br />   <br />  <strong>Au niveau du système de croyance</strong> <br />  • Un couple qui s’entend bien ne rentre jamais dans le conflit, la douceur est de rigueur et aucune manoeuvre physique avec une attitude trop <strong><em>mâle</em></strong> n’est acceptée (ça fait trop <strong><em>mal</em></strong>… me dira-t-elle). Entre c’est mal, ça fait mal et c’est trop mâle, il n y a pas beaucoup de place pour le bien… <br />   <br />  • Il est <strong><em>dangereux d’être jolie</em></strong>, je suis intelligente, ma sœur est jolie. Je suis <strong><em>peut-être responsable </em></strong>de ce qui est arrivé à ma sœur. <br />   <br />  • L’accès à l’imaginaire est dangereux, on ne peut pas <strong><em>faire </em></strong>forcément<strong><em> confiance </em></strong>à ses souvenirs. <br />   <br />  *** <br />   <br />  <strong>PISTES CLINIQUES À EXPLORER</strong> <br />   <br />  1) Le manque de connaissance anatomo-physiologique du périnée. Malgré la somme de savoir de cette femme brillante, il semblerait qu’elle ait occulté les cours d’information sexuelle de l’école… Etait-elle absente ce jour-là ? <br />   <br />  2) Le doute sur la confiance que l’on peut s’accorder par rapport à sa mémoire. Irène a tellement peur d’accuser à tort… <br />   <br />  3) Elle dit que même si elle ne sait pas exactement ce qui s’est passé, elle ne se pardonnera jamais de ne pas avoir ouvert cette porte. La culpabilité de sa nonintervention est énorme. <br />   <br />  4) Le danger d’être femme et désirable et le poids du passé l’empêchent dedevenir une femme adulte dans son corps et son intimité. <br />   <br />  5) L’impossibilité d’être belle et en sécurité. <br />   <br />  6) La peur des caractéristiques masculines et de la confrontation et l’ignorance de la saine agressivité. <br />   <br />  *** <br />   <br />  <strong>APPLICATION HYPNOTIQUE : DÉROULEMENT DE LA THÉRAPIE</strong> <br />   <br />  • <strong><em>Première séance : </em></strong>consacrée à l’anamnèse et aux explications anatomophysiologiques. A cela je rajoute une prise de conscience de la respiration diaphragmatique car Irène est en inspir bloqué quasi naturellement. De par ses origines et certainement aussi dans son symptôme d’évitement, la position du bassin est très antéversée. Des exercices de mobilisation du bassin, sur le ballon entre autre, seront effectués. Un assouplissement des adducteurs est aussi entrepris car l’abduction est assez limitée en rapport avec son âge. Tous ces exercices seront préconisés à la maison. Je lui fais part de mon désir de rencontrer Denis. <br />   <br />  • <strong><em>Deuxième séance : </em></strong>en présence de son conjoint. <br />  Ce dernier est fidèle à la description, gentil (presque trop), désireux d’aider sa femme et très en attente d’enfant. Je profiterai de sa présence pour leur prescrire un éveil sensoriel conjoint et pour le moment un arrêt des essais de pénétration. Je leur explique ensuite la mise en route du traitement du vaginisme d’Irène et propose un suivi entre 5 et 10 séances. Celle-ci effectuera un travail sur son périnée d’abord seule, puis avec son conjoint avant de mettre en oeuvre la pénétration quand elle sera prête et c’est elle qui dirigera les « opérations ». Denis nous quitte au milieu de cette deuxième séance et je propose de montrer à Irène le travail qu’elle doit faire chez elle.
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      <img src="https://www.hypnosexo.com/photo/art/default/6491364-9808851.jpg?v=1396882946" alt="Irène ou trouver la clef. Brigitte Monnier Bozon" title="Irène ou trouver la clef. Brigitte Monnier Bozon" />
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   <title>Carole ou quand la colère prend corps: le vagin traumatisé. Nathalie Dessaux</title>
   <updated>2018-11-14T16:57:00+01:00</updated>
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   <category term="Hypnose et Sexologie" />
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   <published>2014-04-03T11:40:00+02:00</published>
   <author><name>Nathalie Dessaux</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
« Nous ne connaissons pas le vrai si nous ignorons les causes. » Aristote     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnosexo.com/photo/art/default/6491144-9789752.jpg?v=1396520518" alt="Carole ou quand la colère prend corps: le vagin traumatisé. Nathalie Dessaux" title="Carole ou quand la colère prend corps: le vagin traumatisé. Nathalie Dessaux" />
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      Carole, 42 ans, est envoyée par sa gynécologue : plus que tout au monde, elle désire un enfant, le porter dans son corps, sentir cette vie grandir à l’intérieur d’elle. Mais toute grossesse est aujourd’hui rendue impossible par ce vaginisme qui s’est développé depuis une IVG pratiquée il y a cinq ans. Carole ne peut plus être pénétrée par son mari, son corps accepte très difficilement et très douloureusement les examens gynécologiques. Sur les conseils de son médecin, elle envisage de recourir à la procréation médicalement assistée. <br />   <br />  <strong>HISTOIRE CLINIQUE</strong> <br />   <br />  Cette grossesse, ils l’ont désirée ensemble après cinq années de lien fort et fusionnel. Carole est en rupture familiale depuis longtemps et Philippe est son essentiel. Pourtant, tout bascule le jour de l’échographie du 1er trimestre : c’est un garçon. Philippe panique littéralement. Il est sûr que ce fils, comme lui, souffrira de bégaiement et sera l’objet de moqueries. Il demande à Carole d’avorter par amour pour lui. Pire, il met en balance le lien couple et Carole est sommée de choisir entre le père et l’enfant. Carole, terrassée, tente de mener sa réflexion, mais le temps lui est compté : le délai légal pour pratiquer une IVG en France est dépassé. Elle ne peut envisager de se retrouver seule, sans Philippe à ses côtés. <em>« Je l’aime plus que tout »</em>, dit-elle. <br />   <br />  A plus de 4 mois de grossesse, elle prend le chemin de l’Espagne et avorte entourée d’individus qui ne parlent pas un mot de français. Philippe n’a pas été <br />  autorisé à l’accompagner. Pendant l’intervention, le col refuse de s’ouvrir. Son corps reste fermé. Déjà. <em>« Il a fallu insister. »</em> Au retour d’Espagne, Philippe la demande en mariage. Elle accepte. Carole décrit leur entente comme bonne, en dépit de quelques heurts du quotidien où elle se met en colère contre lui. La sexualité est toujours possible, mais aucune pénétration vaginale n’est plus jamais tentée, tant la douleur est immense à chaque essai. Pourtant le désir d’enfant est réapparu doucement. Philippe dit avoir maturé à ce sujet et accepter de devenir père, quel que soit le sexe de l’enfant à venir. Mais à 42 ans, il faut faire vite et c’est l’urgence de l’âge limite d’entrée en PMA qui la fait consulter aujourd’hui. <br />   <br />  *** <br />   <br />  <strong>LA DEMANDE</strong> <br />   <br />  Elle me demande de l’aider à ouvrir ce corps aux médecins pour atteindre son objectif : être mère. Cette demande, excluant tout accès de son mari à son vagin, ne laisse pas de me surprendre. Je me tais pourtant, et j’attends la suite. Carole m’explique alors le contexte de son IVG. <br />   <br />  *** <br />   <br />  <strong>BASES THÉORICO-PRATIQUES</strong> <br />   <br />  Quels sont les processus qui amènent une femme à fermer la porte de son corps ? Les parcours sont nombreux, les histoires toutes singulières. Bien souvent, le vaginisme est primaire, présent dès le début de la vie sexuelle. Il est alors courant de lui trouver une étiologie phobique (peur de la pénétration, avec des représentations erronées des organes sexuels) ou fusionnelle (immaturité psycho-affective dans un lien exclusif à la mère). Et puis le vaginisme peut être secondaire à un événement de vie. Il paraît évident alors que ce langage corporel prend le relais de ce que l’esprit ne peut concevoir et/ou élaborer. <br />   <br />  Selon Harrison (1996), <em>« le vaginisme n’est pas un défaut physique, ni une maladie. C’est un état émotionnel dans lequel les causes psychologiques se <br />  manifestent par une réponse physique »</em>. Activité relationnelle par excellence, la sexualité est un champ d’expression courant de la symptomatologie psychosomatique où le corps devient lieu d’expression des émotions. Le symptôme sexuel est alors <em>« l’expression de l’impasse relationnelle dans laquelle le couple s’enferre par une intimité désormais rendue impossible »</em>. (Mignot, 2013). <br />   <br />  Les psychanalystes Marty, De M’Uzan et David ont développé en 1963 une théorie rendant compte des troubles psychosomatiques : la pensée opératoire. La pensée opératoire désigne un mode de fonctionnement mental qui repose uniquement sur le factuel et le concret. Dans ce mode de pensée, il n’y a pas d’accès à la fonction fantasmatique, qui seule, autorise le recul et la mise en symboles. Le sujet subit la réalité en l’absence d’un vécu subjectif de souffrance. La plainte est absente, le corps anesthésié : à la disparition du plaisir et des affects répondent l’apparition de la douleur et l’expression par le corps. Ces auteurs nomment une dépression dite « essentielle », sans substrats cognitifs conscients, en réponse à un traumatisme indicible à la source de la désorganisation somatique. <br />   <br />  Pour Bardot (2009), il s’agit de repenser la psychopathologie du traumatisme sur un mode relationnel et interactionnel. S’appuyant notamment sur les théories de l’attachement de Bowlby et de l’intersubjectivité de Stern, il établit que le traumatisme est la conséquence d’une remise en cause des trois croyances de <br />  base construites par tout être humain : <br />  • capacité à agir un monde sécure ; <br />  • validation de ce monde sécure par la reconnaissance du tiers ; <br />  • sens de la vie : cohérence du monde avec son vécu. <br />   <br />  Lorsque la cohérence entre ces trois croyances est altérée, le vécu de détresse entre dans une boucle de réactivation dysfonctionnelle. Bardot définit ensuite trois processus à l’oeuvre dans le psychotraumatisme : <br />  • l’envahissement dans le monde du sujet ; <br />  • la perte de contrôle impliquant l’inhibition de l’action ; <br />  • la perte de reconnaissance avec absence de soutien. <br />   <br />  Dans ce dernier processus, c’est toute la question de la relation à l’autre qui est interrogée. Selon Bardot, ce troisième processus active les traumatismes les plus sévères, par l’acte subi et par la perte de sécurité. <br />   <br />  *** <br />   <br />  <strong>CHOIX DE PISTES CLINIQUES</strong> <br />   <br />  Carole est bien la rescapée d’un vécu traumatique : confrontée à un événement ayant entraîné la mort, en proie à une peur intense et à un sentiment d’impuissance, elle a pu développer cet évitement de la pénétration dans une tentative de solution face au syndrome de répétition présent dans les états de stress posttraumatique. Cette <em>« mémoire traumatique »</em> est une conséquence de mécanismes neurobiologiques de sauvegarde qui se développent face à un vécu de détresse intense : la sur-sollicitation de l’amygdale (adrénaline, cortisol) entraînant un risque vital pour l’individu, le cerveau déclenche alors une anesthésie du système émotionnel, afin de préserver l’organisme. <br />   <br />  Cependant, cette déconnexion de l’amygdale développe un état de dissociation qui perdure et une incapacité de la mémoire autobiographique à traiter l’information. C’est chargé de l’intensité de l’émotion initiale que le souvenir réapparaît alors de manière impromptue et inévitable. La seule façon de ne pas <br />  réactiver la mémoire traumatique est d’éviter toute situation susceptible de faire le lien avec la situation traumatique (Salmona, 2013). <br />   <br />  L’étiologie relationnelle du vaginisme de Carole m’apparaissait évidente, même si elle était déniée dans son discours. Carole reconnaissait cependant facilement l’aspect traumatique de l’IVG, dont chaque évocation provoquait pleurs et oppression respiratoire. Face à la fonction défensive de cette fermeture vaginale, il me paraissait indispensable de tenter une réparation psychique avant toute intervention comportementale sexologique pure. Je lui ai donc proposé de travailler ce traumatisme via l’outil développé par Eric Bardot et ses collègues de l’Institut Milton Erickson de Nantes : l’HTSMA (Hypnose thérapie stratégique et mouvements alternatifs).
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      <img src="https://www.hypnosexo.com/photo/art/default/6491144-9808855.jpg?v=1396885209" alt="Carole ou quand la colère prend corps: le vagin traumatisé. Nathalie Dessaux" title="Carole ou quand la colère prend corps: le vagin traumatisé. Nathalie Dessaux" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-2-de-la-Revue-Sexualites-Humaines-Soigner-les-troubles-sexuels-par-l-hypnose-Etudes-cliniques_p68.html" rel="nofollow" target="_blank">Pour commander ce numéro</a> <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Sexualites-Humaines_l5.html" rel="nofollow" target="_blank">Pour commander les autres numéros à l'Unité</a> <br />  &nbsp;
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   <title>Blandine ou comment prendre le vert. Christiane Vial</title>
   <updated>2018-11-14T16:58:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnosexo.com/Blandine-ou-comment-prendre-le-vert-Christiane-Vial_a23.html</id>
   <category term="Hypnose et Sexologie" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnosexo.com/photo/art/imagette/6491068-9789630.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-04-03T11:31:00+02:00</published>
   <author><name>Christiane Vial</name></author>
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    <![CDATA[
Dans ma pratique professionnelle, j’ai pu observer le besoin criant d’accompagnement des couples aux abords de la procréation médicalement assistée (PMA). Dans le cas présent l’impossibilité d’enfanter provenait d’un vaginisme. La patiente, que l’on appellera Blandine, m’a été envoyée par un gynécologue. Le médecin souhaite que la prise en compte de cette dame soit pluridisciplinaire : médecin, sage-femme, ostéopathe, hypnothérapeute et le service de PMA.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnosexo.com/photo/art/default/6491068-9789630.jpg?v=1396521186" alt="Blandine ou comment prendre le vert. Christiane Vial" title="Blandine ou comment prendre le vert. Christiane Vial" />
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      <strong>HISTOIRE CLINIQUE</strong> <br />  &nbsp; <br />  Blandine consulte pour un vaginisme qui dure depuis plus de vingt ans. A 42 ans, secrétaire médicale, mariée depuis l’âge de 22 ans, elle me dit avoir un désir d’enfant. Depuis un an, elle consulte des médecins pour entreprendre une PMA. Le médecin qui la suit lui précise qu’elle approche de la limite d’âge : « Bientôt 43 ans, après, c’est fini. » Blandine « veut faire de l’hypnose pour avoir un enfant » ; « je n’ai pas de sexualité normale » ; « je suis à la limite en âge et nous voulons un enfant, je suis prête à mettre le maximum de moyens pour réussir ». Bien que coopérante, elle avoue que c’est un « chemin du combattant ». <br />   <br />  Blandine se décrit comme une personne très organisée, d’une rigueur extrême. Elle observe avec sérieux toutes les recommandations médicales. Son enfance est présentée comme « sans histoire ». Depuis l’adolescence, « mes 12 ans », ses règles sont régulières. La scolarité a été calme, aucun flirt, « non, non, tout est en ordre ». Sa première rencontre avec un homme a lieu à l’âge de 20 ans. A 21 ans, elle se marie avec Francis, éducateur spécialisé, très respectueux, attentionné, « il sait être très patient ». <br />   <br />  Blandine entame en parallèle une rééducation du périnée avec une sage-femme ostéopathe. Je me renseigne sur ses examens gynécologiques (toucher vaginal, échographie endovaginale). Ils sont impossibles. Les examens biologiques sont corrects. Les parents sont décrits comme très rigides ; ils ont deux filles, Blandine est la cadette. Sa sœur aînée a un enfant. La maman est la septième de 23 enfants, dont trois enfants morts après la naissance, et le papa est présenté comme soumis à sa femme. Le silence autour de la sexualité est de rigueur. Si avoir un enfant est une demande insistante maintenant, le sexe n’est pas un sujet pour autant. <br />  &nbsp; <br />  *** <br />  &nbsp; <br />  <strong>LE SYMPTÔME SEXUEL</strong> <br />  &nbsp; <br />  Nous partons sur un vaginisme, formulé dès lors de la première consultation. De sa sexualité, elle dit : « Je n’ai pas de sexualité. » Chargée d’émotions, elle exprime dans un premier temps sa culpabilité : « Je ne suis pas une femme comme les autres, mon mari est très respectueux, je ne lui fais pas plaisir et j’en ai honte. Je lui ai même dit qu’il peut voir une autre femme. Il ne veut pas et me dit qu’il attendra le temps qu’il faut. » <br />   <br />  D’autres éléments de sa vie vont émerger. Tout d’abord, un intense lien à sa grand-mère, celle à la famille pléthorique. Puis : « Vous savez, je suis toujours vierge et je me sens encore comme une petite fille… de 42 ans. » « J’ai honte, je suis verrouillée », dit-elle. Qu’a-t-il pu bien se passer dans son adolescence voire sa petite enfance ? <br />   <br />  Elle relate un événement : « Quelque temps avant mes 12 ans, je découvre mes premières règles. Pour mon anniversaire, mes parents invitent toute la famille.» Les yeux se baissent et silence : « Ma mère annonce à tous que je suis une jeune fille. Je reçois un cadeau que j’ouvre devant tout le monde. C’était un soutien-gorge et un slip. » Blandine pleure. <br />   <br />  Sur le plan psychologique, nous avons exploré les stress, les deuils, les représentations de la sexualité. Il a été nécessaire de faire des apports en connaissance. Blandine ne s’était jamais regardé le sexe. Elle n’avait jamais pratiqué la masturbation. Une proposition a été faite de s’ouvrir au plaisir solitaire. A la session suivante, arborant un visage rayonnant, elle dit avoir osé et « comme cela marchait, j’ai proposé à mon mari de me le faire ». Son mari, féru de bricolage, avait bâti avec elle un imaginaire foisonnant où ses mains représentaient un nombre incalculable d’instruments de sa boîte à outils. <br />   <br />  Côté médical, maintes fois briefée par le personnel de la clinique, « vous allez avoir 43 ans, dernière limite pour avoir un bébé ». Blandine débute un traitement hormonal. Ensemble, les séances d’hypnose (travail sur le point neutre émotionnel, l’utilisation des couleurs) avaient pour objectif de permettre les examens endovaginaux. <br />   <br />  Elle revient au bout de quinze jours, et là surprise, l’examen endovaginal a eu lieu. « Je me suis mis dans le vert, je n’ai pas eu mal, j’étais étonnée à la fin de l’examen, j’y suis encore, je ne comprends pas. » Très bien, le plus important si j’entends ce que vous me dites, c’est que l’examen a eu lieu et « tout est normal ». Le traitement hormonal est en cours. Une fécondation in vitro est prévue. Je lui propose une séance d’hypnose courte afin de la réutiliser lors des prises de sang, avant le retour des résultats. <br />   <br />  Après quelque temps, Blandine me téléphone en larmes, les règles sont arrivées. Elle veut arrêter les traitements, la déception est forte. Le médecin lui propose une pause médicamenteuse. Elle veut continuer l’hypnose. Je lui propose d’envisager peut-être un moyen assez simple, l’utilisation d’une seringue pour injecter le sperme et je lui suggère de commencer par des caresses, de la tendresse, un temps de partage privilégié. <br />   <br />  Le travail conjoint entre le couple, l’équipe médicale, la sage-femme et moi semble porter ses premiers fruits. La masturbation a pu être poursuivie avec le partenaire dans le noir, dans un premier temps. Les tensions au bas-ventre de Blandine se relâchent partiellement, mais suffisamment pour permettre une insémination à la seringue remplie du sperme de son mari. Elle est réalisée à la maison, en intimité, par lui. La fécondation semble tenir. <br />   <br />  A la rencontre suivante avec Blandine et Francis, nous convenons de tenter l’expérience d’une douche érotique, qui a lieu quelques jours après. Blandine prend peur. La verge en érection de son mari la saisit d’angoisse. Elle prend conscience avec acuité d’une phobie du sexe en érection. Ce sujet sera travaillé. Nous convenons de le faire « après la grossesse et après la naissance, d’accord ? ». Semaines après semaines, la grossesse se passe plutôt bien, mêlant anxiété et découverte. Blandine s’aide de l’autohypnose avec assiduité, jusqu’à l’accouchement par césarienne et l’arrivée du petit Victor. <br />  &nbsp; <br />  *** <br />  &nbsp; <br />  <strong>BASES THÉORICO-PRATIQUES : LES CONSULTATIONS DE SEXOLOGIE</strong> <br />  &nbsp; <br />  Je prends la décision dans un premier temps d’utiliser une approche rogérienne, centrée sur la personne, en utilisant l’écoute active et la reformulation. La relation d’aide que nous mettons en place est non directive sur le fond et directive sur la forme (horaire, date). <br />   <br />  Lors de la première consultation, je choisis d’utiliser un concept d’analyse transactionnelle : le triangle de l’autonomie. Je pose le cadre des « trois P ». Nous fixons le rythme d’une session par semaine/trois mois, puis une/quinzaine pour les consultations suivantes. L’alliance thérapeutique se met en place. <br />   <br />  J’axe mon travail sur une écoute fine du non verbal en cohérence avec sa parole : entendre les mots, les silences, les attitudes, les gestes, le visage. L’expression ou « l’ex-pression » saurait-elle montrer quelque chose des pressions du passé ? L’écoute du discours de Blandine va prendre du temps. Élaborer sa pensée, explorer certains champs de sa conscience. Les descriptions du symptôme et ses répercussions sur sa vie de femme et de couple vont permettre à Blandine de devenir l’actrice de son besoin : devenir mère et trouver une sexualité réaliste pour elle. <br />   <br />  Un travail sur les émotions sera proposé. Je lui ai demandé de dresser la liste de ses peurs : du rejet, de blesser, d’être blessée, d’être une femme, d’être abandonnée, du regard de sa famille, de ne pas arriver à concevoir un enfant, de décevoir son mari, décevoir la famille, peur de la mort, peur de la maladie, peur des émotions, peur de la tristesse mais pas de la colère, « je ne me mets jamais en colère », jamais, jamais ? « Je suis juste parfois agacée. » L’hypnose conversationnelle éricksonienne me semble dans un premier temps facilitante. Dans un deuxième temps, nous passerons à l’hypnose directe, afin de cibler plus précisément sur les leviers de changements les plus adéquats.&nbsp;
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